J'ai écrit et j'écris les textes de ce blog; beaucoup sont régulièrement publiés en revues; j'essaie de citer mes sources, quand je le peux; ce sont des poèmes ou des textes autour des gens que j'aime, la Bible, Shakespeare, le rugby, les single malts, Eschyle ou Sophocle, la peinture, Charlie Parker ou Sibelius, la définition de l'infini de David Hilbert, les marches ici et ailleurs...Et toujours cette phrase de Halldor Laxness: 'leur injustice est terrible, leur justice, pire encore.' oliphernes@gmail.com
15 Novembre 2024
«Je n’avais jamais essayé d’opposer un accent du sud aux philosophes allemands.»
Tout est dit.
On trouve des drogues, des litres d'alcool, des femmes séduisantes – ou pas.
Lettre à Lord Byron, "Cher grand poète, La semaine dernière, j’ai été faire les magasins et, à mon retour, j'ai vu mon mari en train de lire mon exemplaire de Un général sudiste de Big Sur. J'ai essayé de lui expliquer la nature divine du livre, il s'est moqué de moi. Je l'ai quitté en colère et j'ai demandé le divorce. Pensez-vous que j’ai eu raison?"
Cher lecteur,
Votre cas est effectivement grave. Comme j'ai essayé de le souligner à tous mes lecteurs, le propriétaire d’Un général sudiste de Big Sur ne possède pas de livre matériel. Il possède plutôt un morceau de terre chaud, avec des mauvaises herbes, de la terre, et trois ou quatre trucs dégoûtants. Un jeune grec aussi illettré qu’ivre m'a dit un jour : « Ce livre n'a pas de personnages. Ils le gâcheraient. Bien sûr, vous avez aimé les métaphores, mais elles étaient déplacées. Comme celle-ci : "Mon café était un ours polaire albinos - noir et froid". (pour cause d’absence de Lord Byron, c’est Jean Paul Sartre qui a écrit la réponse)
Lire Richard Brautigan est l'audace même,
L'interpréter, pure hérésie,
Le définir, c'est de la folie totale,
Passer une nanoseconde sans lui, illégal.