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Effleurements livresques, épanchements maltés

J'ai écrit et j'écris les textes de ce blog; beaucoup sont régulièrement publiés en revues; j'essaie de citer mes sources, quand je le peux; ce sont des poèmes ou des textes autour des gens que j'aime, la Bible, Shakespeare, le rugby, les single malts, Eschyle ou Sophocle, la peinture, Charlie Parker ou Sibelius, la définition de l'infini de David Hilbert, les marches ici et ailleurs...Et toujours cette phrase de Halldor Laxness: 'leur injustice est terrible, leur justice, pire encore.' oliphernes@gmail.com

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Robert Frost The road not taken

Robert Frost, poète américain  (1874 - 1963)

Robert Frost, poète américain (1874 - 1963)

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D'abord le texte anglais de ce très célèbre poème,

 

Two roads diverged in a yellow wood,

And sorry I could not travel both

And be one traveler, long I stood

And looked down one as far as I could

To where it bent in the undergrowth;

 

Then took the other, as just as fair,

And having perhaps the better claim,

Because it was grassy and wanted wear;

Though as for that the passing there

Had worn them really about the same,

 

And both that morning equally lay

In leaves no step had trodden black.

Oh, I kept the first for another day!

Yet knowing how way leads on to way,

I doubted if I should ever come back.

 

I shall be telling this with a sigh

Somewhere ages and ages hence:

Two roads diverged in a wood, and I—

I took the one less traveled by,

And that has made all the difference.

 

Puis la traduction que je propose,

 

Dans un bois jaune, deux chemins se séparaient,

Désolé de ne pouvoir les emprunter tous deux,

Marcheur solitaire, longtemps j'ai scruté

un des chemins aussi loin que portaient mes yeux,

là, où il se perdait dans le broussailleux;

 

Alors j’ai pris l’autre, il était tout aussi approprié,

Et peut-être était-il une meilleure invitation,

Parce que couvert d'herbe, peu fréquenté,

Comme si ceux qui y étaient passé

L'avaient foulé à peu près de la même façon,

 

Les deux étaient pareils, ce matin,

Sous des feuilles jamais foulées.

Plus tard, je prendrais l'autre chemin,

Car je savais que tous se croisent; néanmoins,

Je doutais ne jamais revenir y marcher.

 

Je raconterai ça en soupirant

Quelque jour dans le futur.£

Dans un bois jaune, deux chemins se séparaient,

J’ai pris le moins fréquenté,

C’est ce qui a fait toute la différence.

 

Et quelques mots de commentaire...

Beaucoup de jeunes – et moins jeunes – gens

ont compris ce poème comme un hymne à l'individualisme,


J’ai pris le moins fréquenté,

C’est ce qui a fait toute la différence.

 

De fait ce poème, malgré ce dernier vers moins réussi –

je peux me permettre,

car je trouve les 19 autres vers parfaits –

est un hymne au chemin que l'on a pas pris,

c'est la mélancolie de toute vie...

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