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Effleurements livresques, épanchements maltés

J'ai écrit et j'écris les textes de ce blog; beaucoup sont régulièrement publiés en revues; j'essaie de citer mes sources, quand je le peux; ce sont des poèmes ou des textes autour des gens que j'aime, la Bible, Shakespeare, le rugby, les single malts, Eschyle ou Sophocle, la peinture, Charlie Parker ou Sibelius, la définition de l'infini de David Hilbert, les marches ici et ailleurs...Et toujours cette phrase de Halldor Laxness: 'leur injustice est terrible, leur justice, pire encore.' oliphernes@gmail.com

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le Sonnet 1 dans le Quarto

le Sonnet 1 dans le Quarto

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Shakespeare,my translations and around...ses sources...lui, devenu source inépuisable; j'avais traduit de façon très classique ces sonnets - qui sont en cours de publication dans chaque numéro de la revue Verso, puis, me les récitant régulièrement lors de marches, des constructions que je n'avais pas vues ont pris forme et sens, des mots aussi, et je me suis autorisé cette traduction au cours de laquelle je mêle assez souvent mes mots à ceux de Mr Shakespeare. Il existe beaucoup de traductions des Sonnets, ce qui me semble être la meilleure traduction, on la trouve en lisant chaque sonnet dans différentes propositions.                                                                                                                                                                        Je vais publier les 154 sonnets, si vous le souhaitez, écrivez-moi ce que vous en pensez.

 

 

From fairest creatures we desire increase,
That thereby beauty's rose might never die,
But as the riper should by time decease,
His tender heir might bear his memory:
But thou, contracted to thine own bright eyes,
Feed'st thy light'st flame with self-substantial fuel,
Making a famine where abundance lies,
Thyself thy foe, to thy sweet self too cruel.
Thou that art now the world's fresh ornament
And only herald to the gaudy spring,
Within thine own bud buriest thy content
And, tender churl, makest waste in niggarding.
Pity the world, or else this glutton be,
To eat the world's due, by the grave and thee.
 
Des superbes créatures notre désir s'accroit,
que jamais ne disparaisse la beauté,
que le vieillard parti avec le temps
soit vivant en son adorable héritier.
Toi sous contrat avec tes yeux d'or,
tu entretiens la flamme de la bougie,
créant famine là où il y a pléthore,
trop cruel, tu es ton pire ennemi.
Tu es parure de beauté de l'univers,
éblouissant messager du printemps,
tes plaisirs, en ton sein tu les enterres,
tu dilapides, cher idiot, en lésinant.
Fais pitié ou sois ce goinfre qui mange
ce qui est du au tombeau et à la fange.
 
Le premier vers du premier sonnet – je sais tu ne les as pas écrit dans cet ordre – mais c'est bien toi qui a choisi ce premier vers ici...et déjà il y a des choix à faire...
'les superbes créatures nous voulons les voir se multiplier'
ou
'des superbes créatures nous voulons des enfants'.
Bien sûr, comme toi, on ne va pas être assez vulgaire pour s'arrêter à des broutilles de sexe, hommes ou femmes, quelle importance?
entretiens ta flamme avec ton essence fine, et puis quoi...Lao Tseu, maintenant...
reprenez-vous, tendre traducteur, seul annonciateur de sens inconnus...
et faisons patience, avec Arthur.

© Mermed 22 Juin 2014

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