J'ai écrit et j'écris les textes de ce blog; beaucoup sont régulièrement publiés en revues; j'essaie de citer mes sources, quand je le peux; ce sont des poèmes ou des textes autour des gens que j'aime, la Bible, Shakespeare, le rugby, les single malts, Eschyle ou Sophocle, la peinture, Charlie Parker ou Sibelius, la définition de l'infini de David Hilbert, les marches ici et ailleurs...Et toujours cette phrase de Halldor Laxness: 'leur injustice est terrible, leur justice, pire encore.' oliphernes@gmail.com
19 Décembre 2025
If my dear love were but the child of state,
It might for Fortune's bastard be unfathered,
As subject to Time's love or to Time's hate,
Weeds among weeds, or flowers with flowers gathered.
No, it was builded far from accident;
It suffers not in smiling pomp, nor falls
Under the blow of thralled discontent,
Whereto th' inviting time our fashion calls:
It fears not policy, that heretic,
Which works on leases of short-number'd hours,
But all alone stands hugely politic,
That it nor grows with heat, nor drowns with showers.
To this I witness call the fools of time,
Which die for goodness, who have lived for crime.
Si mon amour était l'enfant de l'aubaine
bâtard du hasard sans père à jamais,
en proie à l'amour du temps ou sa haine,
fleur avec les fleurs, ivraie dans l'ivraie.
Non, il fut construit loin de tout accident,
il n'endure les simagrées des honneurs,
ne succombe à l'esclave ressentiment,
auquel les temps invitent nos humeurs:
il ne craint cette politique hérétique
qui ne travaille que dans l'éphémère,
seul, il se dresse pour une grande politique,
sans poussées de fièvre ni noyades amères.
Les fous du temps, je les cite comme témoins,
ils vécurent dans le crime, meurent dans le bien.
© Mermed 2014-2015