J'ai écrit et j'écris les textes de ce blog; beaucoup sont régulièrement publiés en revues; j'essaie de citer mes sources, quand je le peux; ce sont des poèmes ou des textes autour des gens que j'aime, la Bible, Shakespeare, le rugby, les single malts, Eschyle ou Sophocle, la peinture, Charlie Parker ou Sibelius, la définition de l'infini de David Hilbert, les marches ici et ailleurs...Et toujours cette phrase de Halldor Laxness: 'leur injustice est terrible, leur justice, pire encore.' oliphernes@gmail.com
11 Mars 2023
Un fonctionnaire compassé travaille sans joie dans le service d'urbanisme;
c'est un veuf solitaire éloigné de son fils et de sa belle-fille.
En approchant de la retraite, sa récompense supposée pour une vie d'ennui inutile,
Mr. Williams apprend qu'il a un cancer qui lui laisse peu de temps.
Il se rend alors compte qu'il n'a jamais vécu.
Il va se lancer dans une nuit de débauche – sinistre -
avec un écrivain qui ressemble à Dylan Thomas ou Brendan Beham -
ces deux magnifiques poètes morts de trop d'alcool avant 40 ans.
Nighy est déchirant, déchirant et sensible,
dans ce portrait d'un homme qui a tout oublié de lui-même
dans un travail sans le moindre sens. Les scènes de bureau, sont d'éblouissantes représentations
de l'univers de Kafka.
Jamais je n'avais vu les écrits de Franz aussi bien rendus sur l'écran,
jamais...
Les scènes dans la mairie,
des escaliers interminables à une bureaucratie
au delà de notre pire cauchemar,
et l'on est dans le tribunal du Procès ou avec l'avocat...
Un film doux, extrêmement triste et lent –
et pourtant aucune minute du film n'est inutile.
Un très beau film.