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Effleurements livresques, épanchements maltés

J'ai écrit et j'écris les textes de ce blog; beaucoup sont régulièrement publiés en revues; j'essaie de citer mes sources, quand je le peux; ce sont des poèmes ou des textes autour des gens que j'aime, la Bible, Shakespeare, le rugby, les single malts, Eschyle ou Sophocle, la peinture, Charlie Parker ou Sibelius, la définition de l'infini de David Hilbert, les marches ici et ailleurs...Et toujours cette phrase de Halldor Laxness: 'leur injustice est terrible, leur justice, pire encore.' oliphernes@gmail.com

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Réalisé par Agnieszka Holland avec Behi Djanati Ataï, Jalal Altawil, Maja Ostaszewska

Réalisé par Agnieszka Holland avec Behi Djanati Ataï, Jalal Altawil, Maja Ostaszewska

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Un film qui se rapproche d’un remarquable documentaire sur l’accueil par la Pologne et par l’Europe en général des demandeurs d’asile non Ukrainiens, Syriens, Afghans sont rejetés sans cesse de la Biélorussie à la Pologne et vice versa, plus de 30 000 morts à la frontière quand 2 millions d’Ukrainiens sont accueillis à bras ouverts...Ceci étant on constate une grande incapacité à se préparer (valise à roulettes chaussures...) pour traverser cette forêt entre Pologne et Biélorussie...

J’ai une vieille amie qui a fait le trajet inverse de Varsovie à Baranavitchy (c’est une ville de Biélorussie), environ 400 kms, portée par sa mère, elle avait 2 mois en quittant le ghetto de Varsovie, que son père avait fui (pour aller à Amsterdam) avec un passeport équatorien – le ghetto de Varsovie pendant cette périoide de la guerre a été le plus grand centre de faussaires de l’histoire. Sa mère et une amie ont réussi à traverser cette forêt (en un peu plus de 2 mois) où sont tournées la plupart des scènes du film, se nourrissant comme elles le pouvaient en s’occupant du bébé, qui vit toujours à 81 ans à Jérusalem. La mère a décrit cette équipée dans un document qui se trouve à Yad Vashem.

Pour revenir au film, au milieu de cette ambiance tragique et sérieuse, il y a une scène entre 3 migrants africains et le fils et sa soeur – tous jeunes – de la famille qui les a recueillis , qui pourrait me faire apprécier le hip hop, et c’est bien la première fois, peut être une décompression après toute la tension du film. 

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