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Effleurements livresques, épanchements maltés

J'ai écrit et j'écris les textes de ce blog; beaucoup sont régulièrement publiés en revues; j'essaie de citer mes sources, quand je le peux; ce sont des poèmes ou des textes autour des gens que j'aime, la Bible, Shakespeare, le rugby, les single malts, Eschyle ou Sophocle, la peinture, Charlie Parker ou Sibelius, la définition de l'infini de David Hilbert, les marches ici et ailleurs...Et toujours cette phrase de Halldor Laxness: 'leur injustice est terrible, leur justice, pire encore.' oliphernes@gmail.com

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Sonnet 1

Sonnet 1
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From fairest creatures we desire increase,

That thereby beauty's rose might never die,

But as the riper should by time decease,

His tender heir might bear his memory:

But thou, contracted to thine own bright eyes,

Feed'st thy light'st flame with self-substantial fuel,

Making a famine where abundance lies,

Thyself thy foe, to thy sweet self too cruel.

Thou that art now the world's fresh ornament

And only herald to the gaudy spring,

Within thine own bud buriest thy content

And, tender churl, makest waste in niggarding.

Pity the world, or else this glutton be,

To eat the world's due, by the grave and thee.

 

 

Que se perpétue l’éclat du vivant ,

que jamais ne disparaisse la beauté ;

l’ancien s’efface avec le temps

son souvenir est son doux héritier.

Toi sous contrat avec tes yeux d'or,

tu entretiens la flamme de la bougie,

créant famine là où il y a pléthore,

trop cruel, tu es ton pire ennemi.

Tu es parure de beauté de l'univers,

l'éblouissant messager du printemps,

tes plaisirs, en ton sein tu les enterres,

tu dilapides, cher idiot, en lésinant.

Fais pitié ou sois ce goinfre qui mange

ce qui est du au tombeau et à la fange.

 

 

 

Premier vers du premier sonnet - je sais

que Will les a écrit dans le désordre -

mais c'est lui qui a choisi ce premier,

lui, qui au quarto, a donné cet ordre;

un seul vers, déjà tant d'hésitations,

et aucune réponse ne vient nous aider;

même en étudiant toutes les traductions,

s'ouvre la voie de la perplexité,

les choix multiples sont autant de mystères,

portes de toutes les subtilités,

il ne nous reste qu'une seule chose à faire:

nous aussi, obscurcir l'obscurité.

Sans être assez grossier pour s'arrêter

à des billevesées d'identités.

 

reprenez-vous, tendre traducteur,

seul annonciateur de sens inconnus,

et faisons patience, avec Arthur,en attendant le bateau.

 

 

© Mermed 2021, 30 Juillet 2024

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