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Effleurements livresques, épanchements maltés

J'ai écrit et j'écris les textes de ce blog; beaucoup sont régulièrement publiés en revues; j'essaie de citer mes sources, quand je le peux; ce sont des poèmes ou des textes autour des gens que j'aime, la Bible, Shakespeare, le rugby, les single malts, Eschyle ou Sophocle, la peinture, Charlie Parker ou Sibelius, la définition de l'infini de David Hilbert, les marches ici et ailleurs...Et toujours cette phrase de Halldor Laxness: 'leur injustice est terrible, leur justice, pire encore.' oliphernes@gmail.com

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Lear

Lear
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The true chronicle of the History of the life and death of

King Lear and His Three Daughters,

 

Tel était le titre de la pièce en 1608,

titre modifié en 1623

The Tragedy of King Lear,

played before the
King’s Majestie at Whitehall upon
St-Stephen’s night at Christmas (1606)
last, by his Majesties servants
playing usually at the Globe on the
Bank-side.

Des mots, des mots, chaque mot de cette pièce a enfanté des réflexion, chaque mot reste dans nos mémoires, et tout a été dit, l’amour, l’ingratitude, la loyauté, et tant et plus...

Des réflexions éternelles du fou de Lear:

Lear Dost thou call me “fool,” boy?
Fool  All thy other titles thou hast given away. That
thou wast born with ... “(1) -Tu me traites de fou, mon garçon? - Tous tes titres tu les as abandonné. Celui-ci tu es né avec....

À une remarque de Glocester – tellement actuelle quatre siècles plus tard:

So distribution should undo excess
And each man have enough”.(2) La redistribution devrait supprimer l’immodération, et chacun devrait avoir assez.

Laissons cela, venons-en à un aspect peut être moins connu.

Shakespeare a trouvé son sujet dans l’Historia regum Britanniae de Geoffroy de Monmouth, qui, au douzième siècle, avait écrit cette histoire des rois de Bretagne, dans laquelle il raconte le règne du roi (mythique) Leir qui resta soixante ans au pouvoir avant de partager le royaume entre ses trois filles:  GonorillaRegau et Cordeilla, qui règneront chacune sans anicroches.

 

J’ajoute qu’il y quelques années, j’avais vu un Roi Lear par 2 acteurs.

 Drame comique, pour deux acteurs en une heure et quart, d’après une idée Anglaise, attribuée à un auteur au patronyme contesté, William Shakespeare ; remis au goût du jour (celui de la représentation) par le collectif Main d’œuvre de Nice.

Nothing will come of nothing’, dit à Cordelia son papa, qui a un beau métier, roi d’Angleterre, mais qui veut faire valoir ses droits à la retraite – au passage si quelqu’un pouvait me renseigner sur le régime de retraite pour roi (ou reine) – on y reviendra sur cette phrase, on essaiera de comprendre l’auteur, mais en attendant ce moment de philologie nous trouvons ces mots de circonstance , en effet, il n’y a rien sur cet espace qui sert de scène, rien qu’ un modeste bric à brac ; de ce rien ne va pas surgir un néant mais un condensé de pièce, on élimine certains personnages, on réduit ou supprime certaines intrigues parallèles, on fait appel à leur insu aux spectateurs – ravis - pour qu’ils figurent le désordre que font régner les suivants de Lear chez ses filles, et comme l’on joue à deux tous les rôles, on est homme et femme, on est aussi ambigu que Shakespeare a toujours voulu l’être ; ainsi que le disait Will Shakespeare, l’un des contemporains de notre auteur, ce n’est plus qu’un conte de bruit et de fureur, rempli de cette distance qui fait des rêves la matière de nos vies, ainsi que le disait fort bien Guillaume Shakespeare, un autre contemporain de notre auteur. Nous avons aimé, et nous prions pour que le mystère de toutes les pièces nous soit dévoilé de la même manière par d’autres espions de Shakespeare.

1 Acte 1, scène 4

2 Acte 4, scène 1

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