J'ai écrit et j'écris les textes de ce blog; beaucoup sont régulièrement publiés en revues; j'essaie de citer mes sources, quand je le peux; ce sont des poèmes ou des textes autour des gens que j'aime, la Bible, Shakespeare, le rugby, les single malts, Eschyle ou Sophocle, la peinture, Charlie Parker ou Sibelius, la définition de l'infini de David Hilbert, les marches ici et ailleurs...Et toujours cette phrase de Halldor Laxness: 'leur injustice est terrible, leur justice, pire encore.' oliphernes@gmail.com
23 Novembre 2025
Cette pièce commence par une séparation, Posthumus – secrètement marié à Imogene, la fille du roi Cymbeline – est banni,
“My residence in Rome at one Philario’s,
Who to my father was a friend, to me
Known but by letter; thither write, my queen,
And with mine eyes I’ll drink the words you send,
Though ink be made of gall. “
Ce bannissement entraîne à nouveau le viol de Lucrece/Imogène– dans les mêmes mots -mais ce n’est qu’un viol de la conscience et de l’intimité commis par Iachino
“Our Tarquin thus Did softly press the rushes ere he wakened
The chastity he wounded”
L’action est sans unité ni de temps, il y a des années entre les scènes,
ni de lieu, nous irons de Lud (le nom ancien de Londres) à Rome et au pays de Galles,
où Posthumus invoque le devoir de désobéissance,
Ayez le plaisir de découvrir pourquoi en lisant cette pièce tumultueuse.
“O Pisanio,
Every good servant does not all commands...”
Tous les personnages créateurs de troubles sont morts,
la pièce peut se conclure dans l’apaisement,
proclamé par Cymbeline:
“Pardon’s the word to all...
My peace we will begin. “
Une pièce tellement riche, mouvementée qu’on ne peut la voir que très rarement sur scène, et dont on peut dire que c’est Romeo and Juliet qui se termine bien...
Cette pièce fut jouée pour la première fois, semble – t-il en 1611.
Cymbeline est un roi contemporain de Jules César, on retrouve ses mots les plus connus dans la bouche de la reine:
A kind of conquest
Caesar made here, but made not here his brag
Of “came, and saw, and overcame.”
il était connu de Shakespeare (comme beaucoup de ses personnages historiques) par les chroniques de Raphael Holinshed publiées en 1577 (je ne suis pas certain que ce livre soit accessible en français).