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Publié par Mermed

Vénus et Adonis  Antonio Canova '1757 - 1822)

Vénus et Adonis Antonio Canova '1757 - 1822)

Well-painted idol, image dull and dead,

Statue contenting but the eye alone,

Thing like a man, but of no woman bred:

Thou art no man, though of a man's complexion,

For men will kiss even by their own direction.'

 

This said, impatience chokes her pleading tongue,

And swelling passion doth provoke a pause;

Red cheeks and fiery eyes blaze forth her wrong;

Being judge in love, she cannot right her cause: 220

And now she weeps, and now she fain would speak,

And now her sobs do her intendments break.

 

Sometimes she shakes her head, and then his hand;

Now gazeth she on him, now on the ground;

Sometimes her arms infold him like a band:

She would, he will not in her arms be bound;

And when from thence he struggles to be gone,

She locks her lily fingers one in one.

 

'Fondling,' she saith, 'since I have hemm'd thee here

Within the circuit of this ivory pale,

I'll be a park, and thou shalt be my deer;

Feed where thou wilt, on mountain or in dale:

Graze on my lips, and if those hills be dry,

Stray lower, where the pleasant fountains lie.

 

'Within this limit is relief enough,

Sweet bottom-grass and high delightful plain,

Round rising hillocks, brakes obscure and rough,

To shelter thee from tempest and from rain:

Then be my deer, since I am such a park;

No dog shall rouse thee, though a thousand bark.'

 

 

 

Portrait sans vie, pierre froide et absurde, 

image morne et morte, idole maquillée,

statue qui ne plait qu’à qui la regarde,

çà semble un homme que nulle femme n’a créé:

tu n’es pas homme, malgré la ressemblance,

les hommes embrassent par naturelle tendance.

 

Puis l’impatience étouffe ses mots suppliants, 

la passion qui enfle provoque une pause;

joues rouges, yeux enflammés disent ses tourments;

juge d’amour, elle ne sait plaider sa cause:

puis elle pleure alors qu’elle voudrait parler,

mais les sanglots viennent l‘en empêcher.

 

Parfois elle secoue la tête, puis sa main;

et elle le regarde, puis regarde en bas;

avec ses bras, des rubans, elle le ceint:

elle veut- pas lui - l’enchaîner dans ses bras;

quand il se débat pour partir enfin,

elle serre ses doigts de lys un à un.

 

Je t’ai entouré’ dit-elle, mon lapin, correct

là dans cette pâle ceinture ivoirée,

je serai un parc, tu seras mon daim;

manges où tu veux, en monts ou vallées:

broute mes lèvres et s’ils sont secs ces monts,

va plus bas, où les sources du plaisir sont.

 

Là tout invite à la sérénité, 

une plaine délicieuse, un gazon exquis,

des collines rondes, de noirs et drus fourrés,

tes abris contre les orages et la pluie:

puisque je suis ce parc, sois donc mon daim;

mille aboient, mais ne t’y suivra nul chien.

 

à suivre

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