J'ai écrit et j'écris les textes de ce blog; beaucoup sont régulièrement publiés en revues; j'essaie de citer mes sources, quand je le peux; ce sont des poèmes ou des textes autour des gens que j'aime, la Bible, Shakespeare, le rugby, les single malts, Eschyle ou Sophocle, la peinture, Charlie Parker ou Sibelius, la définition de l'infini de David Hilbert, les marches ici et ailleurs...Et toujours cette phrase de Halldor Laxness: 'leur injustice est terrible, leur justice, pire encore.' oliphernes@gmail.com
3 Septembre 2024
Music to hear, why hear'st thou music sadly?
Sweets with sweets war not, joy delights in joy:
Why lov'st thou that which thou receiv'st not gladly,
Or else receiv'st with pleasure thine annoy?
If the true concord of well-tuned sounds,
By unions married, do offend thine ear,
They do but sweetly chide thee, who confounds
In singleness the parts that thou shouldst bear.
Mark how one string, sweet husband to another,
Strikes each in each by mutual ordering;
Resembling sire and child and happy mother,
Who, all in one, one pleasing note do sing:
Whose speechless song being many, seeming one,
Sings this to thee: 'Thou single wilt prove none.'
Pourquoi être triste en écoutant ton chant ?
Les douceurs sont en paix, la joie aime la joie.
pourquoi aimer ce que tu écoute tristement,
et accepter gaiement ce qui t’ennuies?
Si la concorde parfaite de sons aussi chantants,
harmonieux, quand tu l’entends est une affliction,
c’est qu’elle se contente de te gronder gentiment,
toi qui, en restant seul oublies tes partitions.
Vois comme une corde, tendre époux de la suivante,
répond à l’autre en un ordonnancement plaisant;
comme un homme et son enfant et la mère contente,
qui, à l’unisson, chantent un seul air séduisant:
leur chant sans paroles - plusieurs chants qui ne font qu’un -
te chante : ‘ si tu restes seul tu n’es plus rien.’